Il faut que je fasse plus d’efforts de parler en français, donc voilà, j’écris en français. Avec l’arrivée de Jessica (qui parle vachement bien français), je me suis rendue compte que j’ai été trop paresseuse cette année. Je parle à peine français, même avec David, et je passe la plupart du temps à penser, à travailler, à lire, et à écrire en anglais. Je suis en France depuis un an et franchement, j’ai honte. J’ai honte d’avoir toujours du mal à parler avec ma famille française et surtout au téléphone avec n’importe qui.
Je voulais étudier en France quand j’étais à l’université, mais je n’avais pas les moyens. C’est vrai que j’ai passé six semaines à Québec dans un programme de français langue étrangère… cependant, je n’ai parlé qu’anglais à ce moment-là. Si seulement j’avais étudié en France, ma vie serait plus facile aujourd’hui. Mais je suppose que je serais même plus pauvre, donc je ne sais pas vraiment.
A part ça, je me sens un peu triste parce qu’une autre américaine a réussi à renouveler son contrat avec le rectorat. J’attends toujours la réponse de celui-ci. En tout cas, je gagne assez d’argent avec mon site/baby-sitting/les cours privés pour payer le loyer. Il n’est pas possible de faire des économies, mais c’est mieux que rien.
Je viens de recevoir un mail qui m’a remonté le moral. La femme dont le mari travaille pour l’I.A. m’a dit que je devrais être en tête (ou à peu près) de liste. Il y a peu de chance que je travaille au même lycée, mais on ne sait jamais. On n’a pas encore de nouvelles du deuxième assistant qui vient de Trinité et Tobago…





